Le jeûne autorénovation naturelle
•La régénération cellulaire L’unité de vie de tous les êtres vivants
se manifeste dans la cellule. Celle-ci est composée d’une masse, le
cytoplasme, à l’intérieur duquel se trouve un noyau. A la
périphérie du cytoplasme existe une mince membrane. L’homme est un
métazoaire, c’est-à-dire un être pluricellulaire, composé de plusieurs
milliards d’unités cellulaires. Les cellules respirent en recevant
l’oxygène apporté par le sang. Elles se nourrissent en absorbant les
nutriments en provenance de la digestion des aliments. Ces nutriments
sont également transportés aux cellules par le sang et la lymphe qui
les baignent. En se conjuguant, le carbone alimentaire et
l’oxygène vont assurer la température de l’organisme et ses
possibilités de mouvements musculaires. De nombreuses fonctions
participent à ces actions vitales. Le revers de la médaille est
que l’utilisation de ces nutriments génèrent des déchets
cellulaires : dioxyde de carbone, urée, acides : urique, oxalique,
acétique, lactique, etc ... Chaque cellule rejette ses déchets dans le
milieu environnant lymphatique, puis sanguin, qui les transporte aux
organes excréteurs : poumons (dioxyde de carbone), foie, reins (acides
divers), intestins, peau. La régénération cellulaire est permanente,
sinon la mort surviendrait rapidement. Tout l’équilibre vital tient
au fait que ce nettoyage cellulaire permanent s’effectue
efficacement. Cet auto-nettoyage se réalise en utilisant une partie de
l’énergie vitale dont nous disposons. Lorsque cette énergie
diminue à la suite d’un stress ou d’une suractivité, la
fonction de détoxination cellulaire se ralentit, laissant la
toxémie (l’ensemble des divers déchets du métabolisme cellulaire)
s’élever excessivement. Si elle surpasse notre niveau de tolérance
toxémique, c’est l’apparition des symptômes de maladie, destinés
primairement à la réduire. Notre équilibre santé tient à cet autre
équilibre précaire INTOXINATION-DETOXINATION.
•Les jeûnes journaliers La détoxination de l’organisme est permanente,
elle est fondée sur la proportion d’énergie vitale disponible pour
les émonctoires. Cette énergie est particulièrement disponible durant
la nuit au moment du sommeil lorsque les activités physique, mentale,
sensorielle et digestive sont réduites. On peut estimer que la
digestion du repas du soir est terminée vers 22 h. De cette période au
petit déjeuner du matin vers 7 h, nous sommes dans l’un de nos jeûnes
journaliers, le plus long. Ainsi le jeûne contribue primairement à
détourner l’énergie de la digestion pour favoriser la détoxination. Le
second jeûne journalier se situe de 9 h (fin de la digestion du petit
déjeuner) à midi. Le troisième jeûne journalier se situe
approximativement de 14 h à 19 h. Ainsi nous jeûnons tous les jours en
libérant l’énergie de la digestion au profit de l’excrétion.
•Les jeûnes occasionnels hebdomadaire ou mensuel Certains, conscients
de l’amplification du nettoyage cellulaire que procure le jeûne,
favorisent cette détoxination en jeûnant une journée
occasionnellement, par semaine ou par mois. Cela représente une
bonne pratique détoxinante. Néanmoins, il est préférable de
réduire préalablement les apports alimentaires pour ne pas
provoquer un « choc métabolique » en modifiant trop brusquement
ces apports. 1 •Les jeûnes hygiéniques diététiques Les jeûnes hygiéniques diététiques représentent un prolongement restrictif, des apports alimentaires réalisés en compatibilités alimentaires. En retirant préalablement au jeûne, les lipides, glucides et protides, on parvient à des apports en fruits et légumes qui favorisent l’évacuation naturelle des selles. En extrayant les jus ou bouillons de ces fruits et légumes on parvient au seul approvisionnement liquide, source de vitamines et sels minéraux principalement, qui constitue un jeûne assisté ou dit de sécurité. L’étape suivant consiste à retirer progressivement ces jus et bouillons pour parvenir aux apports hydriques toujours conservés. Ces jeûnes diététiques sont habituellement entrepris sur une période d’approximativement une semaine. Plus on retire de nourriture, plus la détoxination s’amplifie. Cela se traduit parfois par une inversion énergétique. D’où la sensation de frilosité alors observée. Lorsque ce jeûne digestif est complété par : • un jeûne physique (mise au repos du corps) ; • un jeûne sensoriel (réduction de l’activité des organes des sens) ; • un jeûne mental (diminution de l’emprise de la pensée) ; Le jeûne est dit complet ou statique, car sa principale caractéristique est le repos absolu. Dans cette situation le jeûneur sollicite peu ses muscles, ses organes des sens, son cerveau. Il se livre seulement à de petits déplacements, procède à des lectures modérées, entend des sons non exagérés. Le mode de repos global devient sa principale caractéristique. La particularité de ce jeûne se traduit par une attitude de non violence vis-à-vis de l’organisme. Lorsqu’une personne se sent en bonne forme physique et mentale, il lui est possible d’utiliser, au cours d’un jeûne diététique, une partie de son énergie pour effectuer des activités diverses, proportionnées à sa situation. Cette énergie peut être utilisée sur le plan sensoriel. Il est possible aussi d’effectuer des marches ou randonnées. Enfin le cerveau peut être sollicité. Ce type de jeûne qui s’effectue généralement en jeûne assisté alimentairement, est appelé jeûne diététique dynamique. Mais ici aussi il faut savoir jusqu’où aller. A la découverte de la nature favorable psychologiquement, il faut cependant allier des plages de repos en cours de déplacement. Le choix du jeûne statique ou dynamique dépend de l’énergie existante ainsi que du choix de vie souhaité au cours de cette période privilégiée de retour vers soi. La reprise alimentaire en sortie de jeûne diététique s’effectue en reprenant la nourriture par paliers inversés par rapport à ceux observés en préparation du jeûne. •Le choix de jeûner Le jeûne représente une alternative momentanée aux apports alimentaires. En mobilisant davantage d’énergie sur la fonction d’excrétion, il favorise l’évacuation des déchets du métabolisme encombrant les cellules et son milieu environnant lymphe et sang. Il participe à une détoxination plus active de l’organisme. Ce faisant les encrassements articulaires et organiques divers régressent. Il est ainsi possible de s’opposer aux dégradations corporelles générées par des excès alimentaires qui ont provoqué des troubles divers combattus par des moyens artificiels souvent inefficaces et illusoires. Le choix de jeûner dans une entreprise de détoxination est un choix raisonné destiné à maintenir l’organisme en bon état. Jeûner est la meilleure manière de « vieillir jeune ». L’organisme puise dans ses réserves corporelles durant le jeûne. Il se sustante de ses propres tissus pour exister. C’est ce phénomène d’autolyse (autoconsommation) qui permet la réduction, parfois la disparition d’excroissances diverses telles que kystes, polypes, etc ... Ainsi le jeûne apparait-il comme un nettoyeur du milieu intérieur et un rénovateur des organes. Cette réduction de la toxémie interne favorise le renforcement du terrain organique permettant l’amplification 2 de l’immunité naturelle. •Les jeûnes successifs Le jeûne diététique favorise la détoxination des déchets ambulants dans les cellules et les liquides intérieurs : c’est le jeûne primaire. Ce jeûne est salvateur pour les personnes qui vivent continuellement dans l’inconfort du mal être Cependant si l’intoxination était excessive préalablement et générait ces sensations de troubles, c’est que les émonctoires – les organes excréteurs – sont ralentis dans leur travail de nettoyage de l’organisme. Le jeûne entre alors dans sa phase secondaire ou l’ensemble de ces organes clefs vont se rénover pour assurer ultérieurement une détoxination satisfaisante de l’organisme, favorisant le maintien d’une santé excellente. Mais cette rénovation organique, fondamentale, peut prendre du temps et le jeûne en se prolongeant épuise les réserves corporelles. Pour pallier à cette situation de jeûne prolongé, on peut procéder par des jeûnes successifs. A l’issue de la première semaine de jeûne diététique, souvent assisté, il est possible de faire une reprise alimentaire pour se renforcer en vitamines, sels minéraux, acides aminés, etc .. Il suffit d’attendre un temps équivalent à deux mois pour recommencer un second jeûne diététique, même bref. Dans ces conditions, le premier jour du second jeûne s’additionne au dernier jour du jeûne précédent. Cette manière de jeûner par jeûnes successifs permet d’exister en jeûne secondaire rénovateur des organes excréteurs. On peut procéder ainsi pour éviter les expériences de jeûne excessives et assurer sa sécurité. •Qui peut jeûner, quand, combien de temps ? • Qui peut jeûner ? Jeûner est un acte naturel nécessaire à chacun. Alors à la question : qui peut jeûner ?, la réponse est tous. Naturellement, cette réponse demande à être affinée. S’il est couramment admis que les obèses peuvent réduire leur alimentation, le jeûne des maigres est considéré comme un non-sens dangereux. Pourtant ils ont en commun une intoxination excessive qu’il est nécessaire de réduire. Les uns comme les autres devront initialement employer le jeûne assisté pour éviter des déstabilisations parfois difficiles. Si le jeûne diététique est recommandé aux suralimentés, il devra être pratiqué avec précaution dans les obésités complexes sous la vigilance d’un naturothérapeute. La fatigue, voire la faiblesse, sont favorablement modifiées à la suite d’une période de détoxination assistée. Les enfants en situation de dérangements peuvent aussi tirer des bienfaits de la détoxination. Pour les personnes âgées, il est souhaitable de procéder avec précaution, car généralement leurs organes excréteurs sont ralentis. Mais elles en retirent toujours un bienfait. • Quand jeûner ? La période du printemps, période du renouveau, semble particulièrement recommandée. L’automne, avec le ralentissement de la nature, possède aussi ses adeptes. D’autres préfèrent jeûner hivernalement pendant la période d’engourdissement de la nature, de manière à être disponible aux beaux jours renaissants. Mais il faut bien le reconnaître, une majorité de citadins libres d’activités en été, période des vacances, jeûne à cette époque chaude qui incite au farniente. • Combien de temps ? Les premiers jeûnes au cours desquels se situent les crises de détoxinations diverses devraient être de durée modérée, la semaine paraissant être d’une durée raisonnable. Ultérieurement, il sera possible de jeûner, plus ou moins strictement, durant des périodes plus longues, en demeurant néanmoins précautionneux et en se faisant suivre, si nécessité, par un naturothérapeute. 3 •Le jeûne autoguérison Prendre conscience de notre détoxination intérieure devrait nous rendre prudents au moment de la réalimentation post-jeûne. Ni carnivores pour consommer trop de produits animaux, ni oiseaux pour exagérer la prise de graines (céréales et dérivés), ni veaux pour consommer adultes, autant de laits et fromages, nous devrions réfléchir à la pollution cellulaire qu’implique un excès de consommation de ces produits. Fruits sucrés ou azotés, légumes divers devraient être consommés au titre de l’alimentation spécifique des humains. Manger apporte le carburant nécessaire à notre thermogénèse (régulation thermique du corps) et au fonctionnement du corps. Mais il faut penser au comburant : l’oxygène nécessaire à l’utilisation du carburant pour produire ces énergies qui nous rendront vivants. Cette fonction respiratoire, trop souvent négligée particulièrement chez les sédentaires, doit être accélérée par des respirations volontaires pour favoriser la détoxination en cours de jeûne. Ainsi parviendrons-nous à considérer le jeûne comme une pratique d’autorénovation naturelle, apte dans de nombreuses situations à favoriser les autoguérisons souhaitées. DM 06/07/2007 |